Déportation de migrants : le Gabon dément fermement

Une rumeur virale circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux : les États-Unis auraient trouvé un accord avec le Gabon pour y expulser des migrants dangereux, rétorque la Présidence gabonaise, qui dénonce une manipulation politique.

Le gouvernement gabonais a démenti avec vigueur les allégations selon lesquelles le président Brice Clotaire Oligui Nguema aurait accepté, lors de son récent déplacement aux États-Unis, d’accueillir sur le sol gabonais des migrants américains condamnés pour des délits ou crimes. Une rumeur infondée, qualifiée d’intox par plusieurs sources officielles, circule activement sur les réseaux sociaux et a même suscité l’annonce d’une manifestation à Paris, prévue le 19 juillet par un groupe se présentant comme « la résistance gabonaise de France ». Selon des informations recoupées auprès de sources proches de la Présidence, aucune discussion ni négociation n’a été engagée avec l’administration américaine sur cette question. Mieux encore, le chef de l’État aurait refusé catégoriquement toute idée d’un tel arrangement lors de ses échanges avec le président Donald Trump et d’autres responsables américains. « Le Gabon n’a jamais été et ne sera jamais une terre d’exil pour criminels étrangers », insiste un haut responsable gouvernemental. Le président Oligui Nguema aurait, selon nos sources, opposé une fin de non-recevoir à toute forme de chantage diplomatique, affirmant sa volonté de préserver la souveraineté et la dignité du Gabon face à toute tentative de pression étrangère.

Une rumeur orchestrée ?

Cette affaire ressemble à une opération de manipulation politique, visant à fragiliser l’image du pouvoir gabonais sur la scène internationale. Le ton outrancier de certains messages viraux, évoquant le Gabon comme une « poubelle à criminels », alimente cette hypothèse. Des voix issues de la société civile dénoncent une campagne de désinformation exploitant les inquiétudes légitimes de la diaspora pour semer la confusion à des fins partisanes. « Ces termes sont inacceptables et relèvent d’une entreprise de déstabilisation bien ciblée », estime un analyste politique basé à Libreville. Face à cette vague d’intox, le gouvernement tient à rappeler que toute politique migratoire est régie par le droit international et les lois nationales. L’accueil d’un ressortissant étranger, en particulier en situation judiciaire complexe, ne peut se faire sans un processus diplomatique rigoureux et transparent. Dans un contexte sensible, marqué par les réformes institutionnelles de la transition et les échéances électorales de septembre 2025, la Présidence appelle les citoyens à faire preuve de prudence et de discernement face aux rumeurs numériques. Un message relayé ce lundi par des sources proches du Palais du Bord de mer rappelle que le Gabon « ne se laissera pas instrumentaliser par des puissances étrangères ni par des groupes aux intentions floues. Le président Oligui Nguema reste fidèle à sa ligne : gouverner avec fermeté, respect du droit et sens de l’intérêt national. » Le Gabon n’est pas un État sous tutelle et n’acceptera jamais de devenir un exutoire pour les dérives d’autres nations. Le message de Libreville est sans ambiguïté : pas de marché trouble sur le dos de la souveraineté nationale.

 

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