Bibliothèque Echos du nord

EDN 932

Il existe des mots qui blessent davantage que l’oubli. Qualifier les habitants de la Nyanga de «paresseux » relève de ceux-là. Derrière cette formule méprisante se cache une vieille habitude
gabonaise : expliquer les retards de développement des territoires par les prétendues insuffisances de leurs populations plutôt que par les choix politiques qui les ont façonnés. La question mérite pourtant d’être posée autrement.

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