Le parti REAGIR a choisi de transformer une épreuve en acte de résilience politique. Son secrétaire exécutif, Bruno Ondo Mintsa, s’est présenté devant la presse pour commenter la décision de la Cour constitutionnelle qui a invalidé toutes les candidatures du mouvement aux législatives. Sans triomphalisme ni amertume, il a affirmé que REAGIR prend acte du verdict, par esprit républicain, tout en rappelant que son combat dépasse une échéance électorale.
D’entrée de jeu, Bruno Ondo Mintsa a salué le courage des candidats du parti. Selon lui, leur engagement n’est pas un sacrifice vain, mais une pierre angulaire du futur de la démocratie gabonaise. « Bien que vous soyez exclus de la course, votre engagement retentit comme un écho puissant et salutaire », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les convictions de REAGIR ne sauraient être réduites au silence par une décision de justice, aussi contraignante soit-elle.

Pour le secrétaire exécutif, cette exclusion s’inscrit dans un contexte plus large : celui d’un pays qui cherche encore son équilibre démocratique après le « coup de libération » du 30 août 2023. Tout en saluant le rôle du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et son appel à préserver la transparence électorale, REAGIR met en garde contre tout retour aux pratiques opaques du passé. « Plus jamais cela dans notre pays », a lancé Bruno Ondo Mintsa, estimant que le Gabon reste sous le regard attentif de sa population et du monde.
Si le parti est absent des législatives, il demeure engagé à travers les élections locales. Bruno Ondo Mintsa a annoncé que REAGIR se réunira la semaine prochaine pour fixer ses orientations et mobiliser ses militants. « Nous ne sommes pas dans une course de vitesse, mais dans un marathon qui exige endurance et résilience », a-t-il affirmé, appelant ses partisans à devenir des « ambassadeurs loyaux » auprès du peuple souverain.
Profitant de cette tribune, le secrétaire exécutif a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la vie interne du mouvement. Les rumeurs de bicéphalisme, a-t-il martelé, sont infondées : aucune procédure judiciaire, aucun arrêté du ministère de l’Intérieur ne vient confirmer une telle hypothèse. « La cohésion et l’unité de REAGIR demeurent notre priorité », a insisté Bruno Ondo Mintsa, invitant militants et sympathisants à ne pas se laisser manipuler par des discours de division.

En conclusion, le dirigeant a rappelé que la véritable mesure d’un parti politique ne réside pas uniquement dans la conquête de sièges électoraux, mais dans sa capacité à tenir debout dans l’adversité. « La grandeur d’un parti se mesure à sa capacité à se tenir ferme lorsque l’horizon semble assombri », a-t-il déclaré. Pour lui, REAGIR reste un acteur engagé de la Vème République, déterminé à porter une vision de justice, de transparence et d’équité au service du peuple gabonais.