Libreville 2025-2030 : le pari audacieux d’Anges Kevin Nzigou

Libreville est à la croisée des chemins. Fatiguée des promesses sans lendemain, minée par les inégalités sociales, étouffée par l’urbanisation chaotique et une gouvernance locale souvent décriée, la capitale du Gabon a soif d’un souffle nouveau. C’est dans ce contexte qu’Anges Kevin Nzigou, avocat et homme politique engagé, a décidé de présenter un projet municipal intégré et ambitieux pour la période 2025-2030. Son mot d’ordre : réinventer Libreville à travers une gouvernance participative, une écologie de proximité et une gestion rigoureuse des finances locales.

Une gouvernance participative et transparente
Au cœur de la vision de Nzigou, une rupture majeure : la fin de la politique municipale menée à huis clos. Pour lui, les citoyens doivent redevenir les premiers acteurs de leur cité. Concrètement, il propose d’instaurer un budget participatif représentant 10 % du budget municipal, permettant aux habitants de chaque arrondissement de décider directement des projets prioritaires pour leur quartier. Qu’il s’agisse de réhabiliter une école, d’aménager une aire de jeux ou de lancer une petite unité de collecte de déchets, ce sont les citoyens eux-mêmes qui orienteront l’investissement. Cette approche s’accompagne d’une transparence renforcée : publication régulière des comptes, consultation publique sur les grands contrats, création d’une plateforme numérique où chaque Librevilléen pourra suivre en temps réel l’exécution des projets.

Eau et assainissement : répondre à l’urgence vitale
L’accès à l’eau potable et l’assainissement restent des défis majeurs dans de nombreux quartiers de Libreville. Nzigou propose un plan spécial d’approvisionnement en eau, avec le renforcement des forages, la réhabilitation des réseaux vétustes et la construction de mini-stations de traitement dans les zones les plus enclavées.
À cela s’ajoute un programme de drainage et de lutte contre les inondations, véritable plaie de la capitale. « Nous ne pouvons plus accepter qu’à chaque saison des pluies, nos familles soient condamnées à vivre les pieds dans l’eau », martèle Nzigou.

Une écologie citoyenne et une justice environnementale 
L’une des propositions phares du projet est la plantation de 100 000 arbres dans la ville entre 2025 et 2030. Une action symbolique mais aussi pragmatique pour lutter contre la pollution, améliorer la qualité de l’air et offrir de nouveaux espaces verts aux habitants.
Mais la vision écologique de Nzigou ne se limite pas à la verdure. Elle repose sur une justice environnementale qui responsabilise les grandes entreprises exploitant le territoire urbain. Celles-ci devront contribuer financièrement aux politiques municipales de protection de l’environnement. En parallèle, une brigade verte municipale verra le jour pour sensibiliser, sanctionner les pollueurs et encadrer les initiatives citoyennes de propreté.

Mobilité et infrastructures : moderniser sans exclure
La mobilité urbaine est un autre chantier prioritaire. Nzigou souhaite repenser le transport public avec des minibus municipaux écologiques desservant les quartiers périphériques souvent oubliés. Côté infrastructures, un plan d’éclairage public doté de 2 milliards de francs CFA par an est prévu, afin d’améliorer la sécurité et l’attractivité de la ville la nuit. La voirie bénéficiera également d’investissements ciblés : réhabilitation des artères principales, pavage des routes secondaires et amélioration de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Sécurité et police municipale
Face à l’insécurité croissante, le candidat entend donner une nouvelle dimension à la police municipale. Celle-ci sera professionnalisée, mieux équipée et dotée d’unités spécialisées pour la sécurité routière, la lutte contre la petite délinquance et la médiation sociale dans les quartiers. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de réprimer, mais aussi de restaurer la confiance entre citoyens et forces de l’ordre.

Santé de proximité et solidarité
Nzigou projette la création de dispensaires municipaux de proximité, financés en partenariat avec l’État et les ONG. Ces structures offriront des soins de base, un suivi des femmes enceintes et des campagnes de vaccination. La santé publique ne sera plus un luxe, mais un droit garanti à l’échelle communale. Par ailleurs, un fonds social d’urgence permettra d’accompagner les familles les plus vulnérables, notamment lors des crises sanitaires ou alimentaires.

Jeunesse, sport et culture : préparer l’avenir
Pour Nzigou, la jeunesse est le moteur de la transformation de Libreville. Son projet prévoit un fonds jeunesse pour financer des initiatives entrepreneuriales, culturelles et sportives. Des maisons de la jeunesse seront implantées dans chaque arrondissement, offrant espaces de formation, ateliers culturels et installations sportives. Il ambitionne aussi de réhabiliter les infrastructures culturelles existantes et d’encourager les festivals locaux afin de valoriser l’identité gabonaise et de faire rayonner Libreville comme capitale culturelle régionale.

Une gestion financière rigoureuse
Enfin, l’ensemble de ce programme repose sur une discipline budgétaire stricte. « Chaque franc de la mairie doit être traçable et investi pour l’intérêt collectif », affirme-t-il. Un audit permanent des finances municipales sera institué, et les grands projets devront être validés sur la base de leur viabilité économique et sociale.

Une vision de rupture
Ce projet municipal intégré 2025-2030 n’est pas une simple liste de promesses électorales. C’est une vision cohérente qui lie la démocratie locale, la justice sociale, l’écologie et la rigueur budgétaire. En misant sur la participation citoyenne, la transparence et l’innovation, Anges Kevin Nzigou veut réconcilier Libreville avec elle-même et avec ses habitants.
« Nous avons trop longtemps accepté le statu quo, il est temps de bâtir une ville plus juste, plus verte et plus humaine », lance-t-il.

Dernières infos

La rédaction vous recommande

Partagez cet article

Interagissez avec nous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut