Komo-Kango : huit villages dénoncent une exploitation illégale de leur forêt

Le ton monte dans le département du Komo-Kango (Estuaire), où huit villages accusent l’association Miboane d’avoir franchi la ligne rouge. Dans une plainte adressée le 4 août au ministère des Eaux et Forêts, les communautés de Ndouagneng 1 et 2, Evinayong, Mvong-Menzel, Messé, Sogacel Forêt, Efoua-Avebé et Abanga dénoncent l’exploitation illégale de leur forêt, en dépit d’un refus constant et répété d’adhérer au projet de forêt communautaire.

Selon les habitants, des grumiers chargés de billes d’okoumé et autres essences continuent de quitter la zone forestière, notamment à Mvong-Menzel, malgré une suspension des activités ordonnée par les autorités forestières. Ils pointent du doigt les responsables de l’association Miboane – Obiang Nze Gaëtan, Nzoghe Ekomi Alain Christian et Nse Ndong Albertine – qu’ils accusent également de détournement de biens et d’usurpation de droits collectifs. Le malaise est profond : l’association, déjà contestée depuis 2019, est accusée de conflits d’intérêts, notamment au sein de son bureau exécutif, où liens personnels et responsabilités se confondent.

Lors d’une réunion tenue le 9 août, l’idée d’une arrestation des responsables a été évoquée, tout comme la nécessité de respecter les procédures légales en matière de saisie et de vente de bois.

Face à ce qu’ils qualifient de “marginalisation organisée”, les villageois réclament des sanctions immédiates, une refonte totale du bureau de Miboane et la mise en place d’un véritable cadre de gestion transparente et participative de leurs ressources naturelles.

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