Elle a connu la douleur, la peur, la solitude face à la maladie. Mais aujourd’hui, Madame Karen Okouoyo, survivante d’un cancer du sein, a choisi de transformer son épreuve en mission. Portée par la foi et la compassion, elle a décidé de se battre pour celles qui n’ont plus la force de le faire seules.
C’est dans cette dynamique que cette femme au courage rare a lancé un appel vibrant à la solidarité nationale en faveur de Madame Stéphanie Mbele Mve, une jeune Gabonaise de 35 ans, mère de cinq enfants, aujourd’hui atteinte d’un cancer des ovaires à un stade avancé.
« Je ne suis ni ministre, ni élue, ni proche d’une autorité. Je ne suis qu’une femme ordinaire qui a survécu au cancer et qui ne peut pas rester insensible à la souffrance d’une autre », confie-t-elle avec émotion.
Un cri du cœur pour sauver une vie
Derrière la douleur de Madame Stéphanie se cache une réalité bien plus large : celle des malades du cancer au Gabon, confrontés chaque jour à la cherté des traitements, à l’inaccessibilité des médicaments et à l’absence d’un véritable dispositif national de prise en charge.
Son traitement coûte 2 400 000 francs CFA, une somme impossible à réunir pour une mère de famille sans emploi stable. Plus dramatique encore, le médicament dont elle a besoin n’est pas disponible au Gabon. Son seul espoir : une évacuation sanitaire urgente vers un pays où elle pourrait recevoir les soins adaptés.
« Je vous en supplie… Sauvez-moi la vie. Permettez-moi de voir mes enfants grandir », implore Madame Stéphanie, la voix tremblante, le souffle court mais le regard encore tourné vers la vie.

Appel aux autorités et à la conscience nationale
Au-delà du cas de Stéphanie, Madame Okouoyo dénonce une injustice structurelle :
« Pourquoi l’État ne créerait-il pas, comme pour le VIH, un Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLC) ? Cela permettrait à des milliers de malades d’avoir accès gratuitement ou à moindre coût à leurs traitements. »
Elle souligne la lourdeur financière que représente la maladie : une simple injection hormonale peut coûter jusqu’à 200 000 francs CFA. « C’est un fardeau insupportable, surtout pour ceux qui ne travaillent pas », explique-t-elle. « Quand les médicaments ne sont plus pris en charge, c’est comme si on les condamnait à mort psychologiquement. »
Madame Okouoyo appelle à la responsabilité morale et politique du pays :
« J’en appelle au Président de la République, aux autorités sanitaires, aux associations, aux communautés religieuses : ne laissez pas mourir nos sœurs dans le silence. »
La solidarité comme ultime remède
À travers cette initiative, Karen Okouoyo veut rallumer une flamme : celle de la solidarité, de l’humanité et de la compassion. Elle en appelle à toutes les associations reconnues par le ministère de l’Intérieur, aux ONG, aux mécènes et à chaque citoyen capable d’apporter une aide, aussi modeste soit-elle.
« Nous sommes tous concernés. Aujourd’hui, c’est Stéphanie, demain, ce pourrait être notre sœur, notre amie, notre fille. »
Elle conclut, la voix chargée d’émotion :
« Je n’ai pas le pouvoir de guérir, mais j’ai celui d’aimer, de soutenir et d’espérer. Ensemble, faisons la différence. Que Dieu nous éclaire et nous unisse dans ce combat pour la vie. »
Un plaidoyer pour une politique de santé plus juste
L’histoire de Madame Stéphanie révèle l’urgence d’une réforme de la politique sanitaire gabonaise face au cancer.
La création d’un Programme national de lutte contre le cancer, avec des traitements subventionnés, un accès élargi aux médicaments et un accompagnement psychologique des malades, apparaît comme une nécessité.
Car au-delà des chiffres, il y a des vies, des familles, des visages, des voix qui demandent simplement le droit de vivre.
Appel à la solidarité
Les personnes ou organisations souhaitant venir en aide à Madame Stéphanie Mbele Mve peuvent se rapprocher de Madame Karen Okouoyo, initiatrice de ce plaidoyer humanitaire.