L’École nationale de développement rural (ENDR) d’Oyem a officiellement rouvert ses portes le vendredi 9 octobre 2026, après douze années d’interruption de ses activités. La cérémonie s’est déroulée en présence de trois membres du gouvernement, des autorités locales, des responsables de l’établissement et de plusieurs partenaires techniques et financiers. Cette réouverture marque une nouvelle étape dans les efforts du Gabon pour renforcer sa production agricole et atteindre la souveraineté alimentaire. Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, a présidé cette cérémonie aux côtés de Maurice Ntossui Allogo, ministre des Eaux et Forêts, et de Germain Biahodjow, ministre de la Communication et des Médias. Plusieurs autorités administratives et politiques de la province du Woleu-Ntem ont également pris part à l’événement. Après douze ans de fermeture, l’établissement retrouve ainsi sa vocation première : former des techniciens, des professionnels et des entrepreneurs capables de contribuer au développement du secteur agricole gabonais.

Un établissement réhabilité et équipé
La réouverture de l’ENDR intervient après plusieurs mois de travaux de réhabilitation financés par l’État gabonais, avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). Les infrastructures ont été rénovées et équipées afin d’offrir aux apprenants un cadre de formation adapté aux exigences actuelles du secteur agricole. L’établissement dispose notamment de salles de classe réhabilitées, de salles multimédias connectées, d’internats séparés pour les filles et les garçons, de bâtiments administratifs et d’équipements destinés à la ferme pédagogique.
Pour cette année académique 2026-2027, près de 300 apprenants issus des différentes provinces du pays ont été admis par voie de concours national. Ils constituent la nouvelle promotion appelée à bénéficier des enseignements dispensés au sein de l’école. Selon les orientations présentées lors de la cérémonie, la formation privilégie la pratique, qui représente 75 % du programme pédagogique, contre 25 % consacrés à la théorie. Cette approche doit permettre aux futurs diplômés d’acquérir des compétences directement utilisables dans les activités de production, de transformation et de gestion agricoles.
La formation au service de la souveraineté alimentaire
Dans son intervention, le ministre Pacôme Kossy a salué l’engagement du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qu’il a présenté comme déterminant dans la mobilisation des ressources nécessaires à la réouverture de l’établissement.
Pour le membre du gouvernement, la reprise des activités de l’ENDR constitue une étape importante dans la redynamisation du secteur agricole. Il a rappelé que la formation des jeunes représente une condition essentielle pour développer les capacités nationales de production et réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.
Le directeur général de l’établissement, Guy Aymar Mourendé, a également mis en avant l’ambition de former des femmes et des hommes capables d’entreprendre, de produire, d’innover et de créer de la valeur dans le monde rural. L’objectif est de faire de l’ENDR un établissement de référence dans les métiers du développement rural et de l’entrepreneuriat agricole. Les futurs diplômés devront ainsi pouvoir répondre aux besoins des exploitations agricoles, développer leurs propres activités et participer à la création d’emplois.
La cérémonie de réouverture a également été l’occasion de rappeler les responsabilités qui attendent cette nouvelle promotion. Au-delà de l’obtention d’un diplôme, les apprenants sont appelés à mettre leurs connaissances au service de la production nationale et du développement des territoires.
Avec la reprise de ses activités, l’École nationale de développement rural d’Oyem retrouve donc sa place dans le dispositif de formation agricole du Gabon. Les autorités espèrent que cette nouvelle dynamique permettra de renforcer les compétences locales, de soutenir l’entrepreneuriat rural et de contribuer durablement à l’autosuffisance alimentaire du pays.