En déplacement officiel à Washington, le président de la République gabonaise a pris part ce jour à une importante séance de travail à la Chambre de Commerce des États-Unis, aux côtés de plusieurs membres de sa délégation. Cette rencontre économique de haut niveau a réuni des responsables de grandes entreprises américaines opérant dans des secteurs névralgiques tels que les mines, les infrastructures, l’aéronautique ou encore les transports. L’occasion a permis de mettre en lumière plusieurs projets structurants destinés à accélérer la transformation économique du Gabon. Parmi les initiatives phares évoquées figurent la construction du port en eau profonde de Mayumba, la ligne ferroviaire reliant Belinga à Mayumba, le développement du nouvel aéroport international d’Andem, ainsi qu’un ambitieux réseau routier de 3 000 kilomètres. À cela s’ajoute l’exploitation des importants gisements de fer de Belinga et Baniaka, considérés comme stratégiques pour la diversification de l’économie nationale.


Le président gabonais a saisi cette tribune pour présenter sa vision du développement, fondée sur une coopération équilibrée et durable. Il a souligné que ces partenariats avec les entreprises américaines doivent s’inscrire dans une logique de bénéfices partagés, respectueuse des intérêts du Gabon et de sa souveraineté. Les chefs d’entreprises présents ont, pour leur part, salué les réformes structurelles et institutionnelles engagées au Gabon au cours des deux dernières années. Ils y voient les prémices d’un nouveau modèle de gouvernance plus transparent et propice aux investissements étrangers. Plusieurs d’entre eux ont manifesté leur intérêt pour les projets présentés, en exprimant leur volonté d’accompagner le pays dans sa dynamique de modernisation.


Cette rencontre s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement du Gabon sur la scène économique internationale. Au-delà des retombées directes en matière d’investissements, elle pourrait, à terme, stimuler le développement de filières connexes telles que le tourisme, l’éducation ou encore la santé, notamment dans des zones à fort potentiel comme Mayumba, appelée à devenir un futur pôle de croissance. À travers ce dialogue constructif avec le monde des affaires américain, le chef de l’État gabonais poursuit donc son objectif, qui est de faire du Gabon un pays ouvert, attractif et pleinement ancré dans les dynamiques économiques globales, tout en gardant le cap d’un développement endogène maîtrisé.